Nicolas Tremblay-Côté
 

Un gradué de l'École Nationale de l'Humour en 2005, Nicolas Tremblay-Coté est un humoriste comme il en manque dans l'industrie. Non seulement est-il talentueux et créatif sur scène, mais c'est un vrai amateur d'humour, humble, et qui trippe vraiment à faire ce qu'il fait. C'est comme quand tu te paies une prostituée. Tu veux qu'elle trippe (ou qu'elle ait l'air de tripper), pas juste qu'elle fasse son numéro mécaniquement et qu'elle quitte. Bref, Nicolas est une bonne prostituée.

 

Euh...

 

L'aisance sur scène et le plaisir d'y être sont des qualités de Nicolas qui le distinguent de plusieurs autres. Il livre ses gags naturellement et s'amuse avec la foule. Un coté sympathique, charmant, attachant... un humoriste à marier.

 

Une autre chose qui avantage Nicolas : sa créativité. Un de ses numéros les plus connus a été son numéro avec les fameuses pancartes. Nicolas arrive sur scène avec plusieurs pancartes écrites, et ces mots annoncent la nature de son prochain gag, ou ce qu'il vient de dire. Donc, les pancartes ajoutent une dimension visuelle. Quelque chose de si simple, mais tellement efficace et bien exploité par cet humoriste.

 

Je peux aussi vous dire que Nicolas est un excellent champ droit au baseball! Il attrape les ballons avec autant d'aisance qu'il livre ses textes. Je suggère à tous les organisateurs de partie de baseball bénéfices jouées par des humoristes de la relève d'engager Nicolas. Je suis sûr qu'il y en a plusieurs.

 

En terminant, Nicolas est le genre d'humoriste que vous devez aller voir s’il passe près de chez vous. Ça vaut la peine de le voir à l'oeuvre, l'entendre rire pendant que les autres humoristes passent, et pour prendre une bière avec lui après. Donc, si vous voyez son nom lors d'un spectacle, ça vaut le détour!

 

Voici maintenant la fiche descriptive EXCLUSIVE à la Cave à Grenier!

Ressemblances :
Comme il passe du coq
à l'âne et qu'il se plaît sur scène, je dirais qu'il a des ressemblances avec François Morency. Il me fait aussi penser à un Stéphane Fallu plus sain, ou Guy Nantel plus malsain ! Mettons que Guy Nantel prend la drogue que Fallu prend, ça peut ressembler à ça. Mais, pour le bien de la cause, on va prendre François Morency, c'est moins absurde comme comparaison!

Ne vous attendez pas à : Du réchauffé. Nicolas amène sa vision des choses, et bien franchement, elle ne ressemble pas à celle de la majorité des gens. Aussi, ne vous attendez pas à un numéro mécanique, monotone ou déjà vu. Ne vous attendez pas à le voir danser un charleston avec un porc-épic... mais ça, vous l'aviez pris pour acquis, n'est-ce pas?

Sujets : Actualité, vie de tous les jours, sujets tabous. Il fait même une séquence de jokes assez hard qui font grimacer! Mais, quand ça sort de lui, on dirait que tout passe bien! Et quand je dis « actualité », il est excellent dans cette catégorie.

Points forts : Sa créativité et son écriture font de lui un humoriste à voir. Son aisance, sa présence, et son coté naturel sur scène jouent en sa faveur. Donc, faites le calcul. Quelqu'un de créatif, naturel, qui écrit bien et qui est à l'aise sur scène... vous en voulez plus? Arrêtez de faire vos Miss Caprice!!!


Autres faits intéressants : J'ai vu Nicolas en show, il m'a vu en show, et ce sans qu'on se parle. Finalement, on s'est croisé sur un show et on s'est reconnu, environ 8 mois après! Et depuis, on s'est parlé à quelques reprises, on a joué quelques games de baseball et on va sûrement refaire quelques shows ensemble. Belle histoire d'amour, n'est-ce pas? Aussi, pour ceux qui aiment les potins, eh bien : dans la game de baseball qu'il est venu jouer, une fausse balle a fait une belle bosse sur le toit de son auto. Donc, si vous connaissez un mini-débosseleur, ou un débosseleur nain avec un petit marteau et un petit tournevis, veuillez le recommander à Nicolas.

 

Et maintenant, voici les réponses de Nicolas à mes questions!
 

Q: Nicolas, t'as gradué de l'École Nationale de l'Humour en 2005. Comment va la vie "après l'École?”
Nicolas: Ça va bien merci. Après l’École de l’Humour, je suis allé prendre des cours de mime à l’école de mime Omnibus. Après, j’ai participé à un stage de clown à l’École Nationale de Cirque. Je continue de chercher des blagues à chaque jour, et pis à cause des fins de mois, je travaille dans une shop de boîtes de carton, mais ça, c’est moins drôle.

Q: T'es un humoriste de la relève qui sort de l'École. Quelle est ta place en humour, selon toi?
Nicolas: Moi, je suis un clown. Mais je n’ai pas le courage du maquillage, des gros souliers avec un nez rouge, alors je fais du stand up. Je prendrais la place du stand up clownesque.

Q: Tu as toujours l'air d'avoir du plaisir sur scène. Qu'est-ce qui te procure autant de plaisir à faire de l'humour?
Nicolas: Le public, pis le concept du spectacle en soi. J’trouve ça le fun qu’il y ait du monde dégourdi qui, au lieu de se la couler douce devant leur télé, viennent former cette unité comportementale : UNE FOULE. Une foule qui assiste à un spectacle, c’est le fun. Pis, quand tu fais partie de ce qu’elle va voir, moi ça me rend heureux. Pour répondre simplement, j’aime ça faire des jokes devant du monde consentant.

Q: Tu es un grand amateur d'humour. Qui sont tes inspirations en humour, ou tes favoris?
Nicolas: J’dirais qu’au zénith du top de mes favoris, il y a, ex æquo : Anthony Kavanagh, Michel Courtemanche, et pis Marc Labrèche.

Q: Quel est ton genre d'humour favori? Quels sujets t'inspirent, viennent te chercher?
Nicolas: De base, je suis un grand amateur d’humour et un très bon public, donc c’est difficile de dire quel est mon genre favori. J’aime bien quand on banalise la vie humaine. J’aime les dérapes intellectuelles, les images fortes et le raffinement d’esprit. Je n’ai pas vraiment de sujets qui m’inspirent en particulier, mais j’aime bien m’inspirer de l’actualité.

Q: Quand tu regardes le monde de l'humour dans l'oeil d'un humoriste de la relève, penses-tu que la relève de l'humour au Québec est entre bonnes mains?
Nicolas: De mon expérience personnelle, j’ai toujours croisé des gens gentils dans le milieu de la relève de l’humour. Donc, si les gens gentils continuent d’exister au Québec, j’pense que j’peux y aller avec un « oui » comme réponse à la question.

Q: Quelle a été ta plus belle expérience de scène?
Nicolas: Ma plus belle expérience de scène, ça a été lors du premier spectacle de la série de shows que l’on donnait au festival Juste pour rire 2005, dans le cadre de la tournée des finissants de l’ÉNH. Je me souviens d’avoir eu l’impression d’avoir donné le meilleur de moi-même. J’étais en parfait contrôle des intentions comiques de mon numéro. Je me suis vraiment senti dans la « zone », du début jusqu’à la fin. Un feeling incroyable en sortant de scène.

Q: Et ta pire?
Nicolas: Quand j’étais un préado et prépubère, mes parents m’avaient inscrit à des cours de théâtre, pis j’me souviens d’avoir fait un monologue d’un gars qui sort ses vidanges. Y a une fille qui faisait la voix off de ma femme, pis qui me tendait un sac de vidange. Elle avait aussi une autre réplique à dire à la fin, pour me faire conclure mon numéro. Ben câlique, elle l’avait oublié, la cruche! Déjà que ma performance avait été parsemée de blancs de mémoire pis d’impro douteuse, ben y a fallu que je patine pour conclure. Pis le pire dans l’histoire, c’est qu’on avait juste vu son bras, elle avait oublié sa réplique, pis elle avait eu le culot de venir faire le salut avec moi! C’est quoi : tu penses-tu que le monde applaudis ton bras? Ayoye, j’viens de me rendre compte que malgré toutes les années, je suis encore un peu fâché. J’pense que je vais en faire un film.

Q: Merci Nicolas! Un petit mot pour la fin?
Nicolas: Ben, je vais profiter de l’occasion pour ploguer quelques dates de spectacles! Premièrement, je commence mes soirées d’humour, à tous les premiers jeudis du mois, à partir de septembre au Cabaret Chez Clo-Clo, situé au 6965 rue St-Hubert, à Montréal, à 5 minutes du métro Jean-Talon. Je vais animer la 4e édition d’un show à Lachine le 8 septembre, et je fais partie du show Comiques en Fou V, qui va être en tourné à Joliette, Épiphanie, Charlemagne, Terrebonne pis Repentigny cet automne et pis au début de l’hiver. Pour plus de détails, j’ai un site Internet qui devrait venir bientôt. Maudit que je suis à mes affaires!
Aie, merci de vous être rendus jusqu’au bout de cette entrevue, au plaisir.


Mélanie Dubreuil

Dans un monde aussi sous-estimé que l'humour féminin, Mélanie est capable de se tailler une place qui est la sienne! Elle a une présence de scène bien particulière et une manière bien à elle de livrer son texte. Quand Mélanie nous parle sur la scène, c'est de la même manière qu'elle nous parle dans la vie de tous les jours. Et quand elle nous parle dans la vie de tous les jours, et bien c'est pareil comme quand elle nous parle sur scène. Donc, oui, ça marche des deux bords. C'est plus fiable qu'une batterie qui doit absolument être entrée de la bonne manière. Maudites batteries... Elles se pensent ben smath...

 

On peut reconnaître Mélanie à sa timidité mignonne et à sa petite binette adorable. Bon, adorable jusqu'à ce qu'elle nous ramasse d'un gag percutant. Après, on s'en méfie. C'est un des atouts de Mélanie. Elle s'arrange pour faire pitié, pour entrer dans nos coeurs, et une fois qu'on est vulnérable face à elle, elle en profite pour nous brasser! C'est une bonne stratégie... autant pour un auditoire qu'un verre de Quik. Et dans les deux cas, il reste toujours des petits mottons à la surface.

 

Récemment, on a pu voir Mélanie faire des numéros en duo avec Nadine Massie, une autre humoriste de sa promotion à l'École Nationale de l'Humour (les deux graduent cette année). Ensemble, elles s'attaquent à plusieurs sortes d'humours et de concepts de numéros, c'est très bien réussi! Nadine est celle qui drive la petite Mélanie sans défense qui tente de tenir son bout. Une bonne dynamique! C'est comme Batman et Robin, mais les deux sont aux hommes, pas juste Robin.

 

C'est donc le fun de voir que Mélanie puisse se proposer en solo, en duo ou en trio (avec une frite et une liqueur). Ça montre une bonne polyvalence. Ce qui est remarquable aussi, c'est que Mélanie est capable de bien se positionner dans le monde de l'humour malgré une année à l'École qui inclue beaucoup de talent du côté féminin (avec Cathleen Rouleau et Korine Coté).

 

Malgré son coté timide et "victime", Mélanie a un coté rockeuse qui lui donne un petit edge, comme on dit en anglais... ou dans le monde des crèmes de rasage... ou dans le monde de la lutte en 2006 alors que Edge est Champion Mondial de la WWE. Mélanie peut donc se promener entre quelques aspects de sa personnalité, ce qui est tout à son avantage.

Voici maintenant la fiche descriptive EXCLUSIVE à la Cave à Grenier!

Ressemblances :
C'est difficile de trouver une femme dans l'humour qui ressemble à Mélanie. Si je devais pousser la pinotte, je dirais qu'elle ressemble à une Julie Caron de bar. Sinon, elle a des ressemblances en humour avec Jean-François Baril des Mecs Comiques ou à Jean-François Mercier. Coté barbe par contre, elle ne ressemble en rien
à J-F Mercier... plus à J-F Baril.

 

Ne vous attendez pas à : De l'humour physique à la Courtemanche. Mélanie est stable sur scène et reste calme. Elle est quand même physique, mais de façon plus conservatrice.


Sujets : Elle n'y échappe pas : ses relations avec les hommes. Et je lui souhaite que toutes les situations qu'elle raconte ne soient pas vraies, parce que ça serait la fille la plus malchanceuse qu'il y ait! Elle parle aussi de ses problèmes d'argent, et de notre époque ou tout se féminise, surtout les hommes!

Points forts : Son habileté
à parler de ses anecdotes avec les hommes sans tomber dans le réchauffé ni l'habituel. Les situations qu'elle décrit sont originales et bien imagées! Quand elle parle, on la voit vraiment en train d'avoir des mauvaises expériences! Elle rejoint aussi beaucoup les femmes dans ses spectacles, ce qui fait réagir les hommes. Elle rejoint le public, finalement.


Autres faits intéressants : Thomas Edison avait peur du noir. Selon moi, c'est une maudite bonne raison pour contribuer à l'invention de l’ampoule! Ah! Un fait intéressant sur Mélanie... Euh... Elle a les cheveux noirs... lisses... qui partent de sa tête...

 

Et maintenant, voici les réponses de Mélanie à mes questions!
 

Q: Mélanie, tu es une femme en humour, donc nous ne pouvons y échapper: quelle place vois-tu pour les femmes en humour au Québec? 

Mélanie: Je pense qu'il y a une très grande place pour les femmes.  Il faut juste la prendre et se faire confiance.  À l'École de l'Humour, les professeurs nous disaient que dans notre année, 2004, c'était la première fois qu'il y avait autant de filles, alors je crois que dans les prochaines années, nous allons voir beaucoup plus de femmes avec beaucoup plus de styles d'humours.  Il y a Cathy Gauthier, qui a ouvert le terrain pour nous. Alors, il s'agit de continuer à bûcher et de faire notre place.

 

Q: Quels sont les avantages d'être une femme en humour?

Mélanie: Comme je disais, il y a plein de place pour nous.  Toutes les portes sont là, il s'agit d'ouvrir celles ou celle qui nous convient.

 

Q: Les inconvénients? 

Mélanie: Se dire qu'il y a des inconvénients.  J'aime mieux avoir une pensée positive... sans faire la cruche non plus!

 

Q: Comment fais-tu pour écrire tes textes? Quelles sont tes inspirations?

Mélanie: J'écris une histoire avec un début, un milieu pis une fin.  Des fois, c’est l'histoire des autres que je fais passer pour mienne, ou juste mon histoire à moi.  Après, je coupe dans le texte à l’endroit où je pense qu'il pourrait y avoir un gag.  Plus ça va, plus je me rends compte que j'adore jouer mes affaires, alors des fois, en pratiquant, je trouve des nouveaux gags.  Mon inspiration principale : comment nous réagissons face à la vie, aux problèmes, à nous-mêmes, envers les autres.  C'est un peu large comme répertoire, mais c'est un peu ça! :-)

 

Q: Tu as fait la tournée de l'École Nationale de l'Humour cette année, comment as-tu vécu l'expérience?

Mélanie: J'ai aimé l'expérience.  En même temps, j'ai parfois trouvé ça difficile.  Faire le même 6 minutes pendant 40 spectacles, c'est pas rien.  J'ai trouvé difficile de toujours garder la même spontanéité.  J'ai aimé jouer devant plusieurs publics différents.  Je pense qu'en tournée, on apprend beaucoup. Cependant, dans ma tête, c'est pas la vraie, vraie vie.  On joue dans des salles pleines, avec des gens qui ont souvent le sourire en partant.  Pour moi, la vraie vie ou la vraie école se fait dans les bars.  J'ai eu un peu l'impression d'avoir joué sur du tapis douillet et maintenant, je m'enligne sur le ciment!

 

Q: En tant que femme humoriste, est-ce que ce sont seulement des femmes qui t'inspirent? Qui sont tes idoles en humour?

Mélanie: Ça fait peut-être prétentieux, mais j'ai jamais vraiment eu d'idole....c'est peut-être par manque de culture!  Je peux dire que quand j'étais petite, c'était Yvon Deschamps.

 

Q: Comment décrirais-tu l'humour au Québec, au niveau de la relève. Nous, amateurs d'humour, sommes-nous entre bonnes mains?

Mélanie: Je pense que nous sommes entre de bonnes mains....vraiment.  On retrouve de tout.  La relève est très diversifiée, et je pense que c'est ce qui fait sa force.

 

Q: Qui sont tes préférés parmi les humoristes de la relève présentement?

Mélanie: J-F Mercier, Martin Félip, Alexandre Barrette, Billy Tellier, Stéphane Poirier, Cathy Gauthier, Jean-Thomas Jobin, Franky, et j'en oublie.  J'aime un peu de tout, de tout le monde.

 

Q: Un mot de la fin?

Mélanie: Merci pis Bye!