Zone interdite

7 juillet 2007 - Zone interdite est un show un peu plus underground, et est présenté au Studio Juste pour rire dans le cadre du Festival Juste pour rire. Sur scène, 4 humoristes de la relève qui, pour l’occasion, abordent bien des tabous.

Cette année, la distribution est composée de Dominic Paquet, Michel Sigouin, Billy Tellier et Marie-Christine Lachance. Tout au cours de la soirée, nous avons eu droit à des numéros de groupe, de duos et chacun y est allé d’un tour de piste en solo. La mise en scène, signée Martin Petit, est efficace.

Zone interdite est un show annoncé comme étant plus hard, mais on a déjà vu pire. Dans ce concept un peu plus noir, Michel Sigouin semble être le plus à l’aise, et il s’en donne à cœur joie. De l’humour bien punché, baveux à souhait.

Billy Tellier, pour sa part, joue une carte plus soft, avec un hommage aux épais de ce monde. L’humour est au départ une forme de divertissement, mais parfois il peux servir de médium pour la dénonciation, et c’est le cas cette fois-ci. Une façon de faire que Tellier utilise très bien. Son numéro sur les enfants exploités en est un bon exemple.

Dominic Paquet est l’humoriste qui, ce soir, aura reçu la meilleur réaction de la foule, avec un numéro d’observations assez typique. Son humour, beaucoup plus sweet, aura su s’attirer les faveurs du public.

Marie-Christine Lachance, fraîchement diplômée de l'ÉNH, démontre un grand talent, autant comme humoriste que comme actrice. Elle gagne à être connue.

Maxim Martin vient aussi faire un tour durant la soirée. Il nous présente un numéro engagé, bien écrit, mais la livraison fut sans éclats. Le public n’embarque pas du tout. Un passage qui se termine sur un froid.

Dans l’ensemble, on est devant un bon show en devenir. Des numéros très fort, d'autres moins et certains très surprenants. Mais est-ce vraiment un show underground ? Non. Le mélange des styles des humoristes de la distribution donne un bon résultats mais rien pour nous faire grincer des dents. Le punch final est totalement « délicieux » et hilarant. À voir !!!

Il reste deux représentations, soit les 21 et 22 juillet, au Studio Juste pour rire.

Par Karine Léveillé, avec la collaboration de Sophie Joyal
Publié le 21 juillet 2007


Aberration
6 juillet 2007
 

L’humoriste Martin Félip présente, dans le cadre du Festival Juste pour rire, son tout premier spectacle solo.

Après avoir passé plusieurs années dans le circuit des bars et cabarets de la région, partageant la scène avec d’autres humoristes, c’est cette fois-ci en solitaire que Martin prend d’assaut la scène, un moment fort attendu par plusieurs.

Avec toute l’expérience et le talent qu’il possède, il a su travailler ses numéros au fil des années, de façon à les rendre d’une efficacité déconcertante. Sa façon d’enchaîner les numéros, les images qui réussit à nous graver dans la tête, les sujets des plus variés, jumelés à une bonne présence sur scène et une plume humoristique unique, donnent un spectacle de grande qualité qui n’a rien à envier aux grands noms de l’industrie.

Le dénonciateur de la bêtise humaine arrive donc en force.

Aucun sujet tabou : vous rirez, vous serez peut-être parfois choqués, mais vous ne resterez pas indifférents. Un humoriste qui est capable, dans une même soirée, de faire des gags sur les cônes de circulation et sur les bébés morts, tout en provoquant les rires : cela démontre un grand talent. Quelques numéros écorchaient plus que d’autres, mais c’est ce qui fait la marque de commerce de Félip.

Je ne sais pas si c’est à cause de l’heure tardive de la représentation, ou que ce soit typique du public montréalais, mais l’ambiance dans la salle fut plutôt froide pour ce soir de grande première. Peu importe la raison, cela reste tout de même décevant pour l’humoriste, qui n’a rien à se reprocher.

J’apporterais cependant deux bémols à ce spectacle. Tout d’abord, l’entrée de Martin est faite de façon assez sobre, Martin entrant vite dans le vif du sujet. Ça n’est pas nécessairement un défaut, mais avec un public plus difficile, il est primordial de bien les réchauffer avant. Pourtant, Félip possède des numéros d’introduction très efficaces. Et deuxièmement, le spectacle fut trop court, on en aurait bien pris davantage.

Aberration, le spectacle percutant à voir cette année. Il ne reste que 3 représentations, soient les 10 et 11 juillet à 23h30, et pour les couche-tôt, le 20 juillet à 19h au Studio Juste pour rire de Montréal.

Par Karine Léveillé, avec la collaboration de Sophie Joyal
publié le 7 juillet 07

 


La remise des Prix 2007
 

Montréal, dimanche le 22 juillet 2007

Dimanche avait lieu la remise des prix du Festival Juste pour rire. À chaque année, le Festival souligne le travail exceptionnel de certains de ces artisans du rire.

Le Prix Juste pour rire décerné au spectacle en salle qui a le plus marqué le Festival a été remis à la pièce de théâtre Toc-Toc. Une comédie de Laurent Baffe, mise en scène de Carl Béchard, et mettant en vedette Marcel Leboeuf, Edgar Fruitier, Pascale Montpetit et plusieurs autres.

Du côté des arts de la rue, ce sont les Bängditos, d’Allemagne, qui se sont attirés les faveurs du public en recevant le Prix Coup de Cœur.

L’événement-film du Festival, Comédia, a aussi remis ses prix.

Le Grand Prix du meilleur court-métrage fut décerné à The Oates’Valor de Tim Thaddeus Cahill des États-Unis. Une bource de 3 000 $ accompagne le prix.

Le Meilleur court-métrage canadien : The Tragic Story of Nling de Jeffrey St.Jules, qui a reçu une bourse de 1 000 $.

Le court-métrage Sur la ligne de Frédéric Desager a remporté le titre de Meilleur court métrage québécois, ainsi qu’une bourse de 1 000$.

Le tant convoité Prix de la Révélation, remis à l’humoriste s’étant le plus illustré durant la 25ème édition du Festival, a été remis à Philippe Laprise. Laprise en a profité pour remercier le Festival de donner une place à la relève. Il a aussi souligné le travail de son gérant et le soutien de sa famille.



    

 



Juste pour Rire 2007