Un début de carrière sur les chapeaux de roue
Révélé par le Festival Juste pour rire, à la fin des années 80, François Massicotte est rapidement devenu l’une des figures les plus en vue dans le monde de l’humour québécois. Passé maître dans l’art exigeant du stand up comic, cet humoriste au naturel charmeur a conquis un vaste public, grâce à son feu roulant de gags et de mimiques, qui provoquent immanquablement des rires carabinés. François Massicotte sait porter l’humour à de nouveaux sommets, grâce à son talent de fin observateur, qu’il combine à merveille avec un sens inné de la répartie. Parallèlement à ses succès sur scène, celui qu’on surnomme parfois « le démon de l’humour » a également ensorcelé les ondes plus souvent qu’à son tour, en tant qu’animateur et comédien à la radio et à la télévision.
À sa première apparition au Festival Juste pour rire, en 1989, François Massicotte en oublie son texte, lorsque fusent les premiers éclats de rire dans la salle. Jusqu’alors inconnu du public, il se ressaisit rapidement, pour livrer une prestation acclamée, qui lui vaut finalement d’être invité à participer aux 125 spectacles de la Tournée Juste pour rire. Dans la foulée de sa notoriété nouvellement acquise, l’humoriste est engagé à tire d’animateur de l’émission du retour à la maison, par la station de radio sherbrookoise CJRS. L’année suivante, il s’illustre à la télévision dans l’émission Match show, à TQS, émission à laquelle il participe à une quinzaine de reprises, en tant qu’humoriste sportif.

En première partie de… Céline
Grâce à ses apparitions annuelles au Festival Juste pour rire, François Massicotte s’affirme comme l’une des vedettes montantes de l’humour québécois. Sa popularité grandissante attire l’attention de nulle autre que Céline Dion, dont il assurera la première partie lors d’une tournée de 75 représentations en 1990-1991. Un an plus tard, il présente son premier spectacle solo, intitulé Stand up, avec lequel il va triompher à plus de 90 reprises, dont 12 soirs au Théâtre d’Aujourd’hui, et six autres à la Cinquième salle de la Place des Arts. Parfaitement bilingue, il est également choisi pour coanimer l’émission Opening Night, diffusée par la station montréalaise CFCF-12, affiliée à la chaîne CTV.

Animateur-radio franco anglo
En 1993, il se concentre sur son travail à l’émission radiophonique Les Midis Fous, à CKOI FM, qui domine les cotes d’écoute canadiennes (il y tiendra le micro durant trois ans). Au cours de cette même période, il participe notamment au festival d’humour anglophone Just for Laughs (à Montréal et en Floride), en plus de traverser l’Atlantique pour se produire dans plusieurs festivals européens, dont celui de Rochefort, en Belgique, où il remporte le Grand Prix et le Prix du public. La CBC lui confie également l’animation bilingue de l’émission Canada Day en 1994.

Des passages pimentés à la télé…
De 1994 à 1996, François Massicotte devient l’un des invités les plus assidus de l’émission d’humour Piment fort, qui atteint des cotes d’écoute de 1,5 million de téléspectateurs chaque jour. Il est aussi comédien dans Les Parlementeries, présentées au Théâtre Saint-Denis, et coanimateur de l’émission anglophone Love, sex and natural disasters, à la CBC.

Une fois c’t’un gars….

De retour, en 1996, avec sa deuxième création solo intitulée Une fois c’t’un gars…, François Massicotte déclenche à nouveau une véritable tempête de rires en explorant les différences qui pimentent les relations hommes/femmes. Acclamé par la critique et le public qui en redemande, ce nouveau spectacle est mis en nomination pour les Félix de Meilleur spectacle d’humour et Meilleurs textes d’humour de l’année, au Gala de l’ADISQ. Fort d’une riche expérience en publicité, il devient également le porte-parole officiel de la carte Visa au Québec. Succès foudroyant, l’aventure d’Une fois c’t’un gars se poursuit durant près de trois ans et se termine, après plus de 200 spectacles, avec deux dernières représentations au Théâtre Olympia de Montréal, en mai 1999. Parallèlement, François Massicotte suit une formation intensive de huit semaines, en 1999 et 2000, au réputé Atelier d’interprétation John Stratsburgh.

François, roi de cœur
Porte-parole de la clinique mobile En Cœur, de l’Association québécoise pour les enfants malades du cœur, dont les collectes de fonds (Fonds de charité Dunkin’ Donuts) permettent de mettre à la disposition de ces enfants une unité mobile de cardiopédiatrie, François Massicotte participe aussi activement, à la campagne « De l’énergie dans mes études », qui vise à inciter les jeunes à compléter leur diplôme d’études collégiales dans le secteur technique.

Toujours plus Mordant
À travers toutes ces activités, il trouve le temps de se remettre à l’écriture. Le spectacle intitulé Mordant, qui aborde les changements que provoque l’arrivée de la trentaine chez les gars, voit tranquillement le jour. Ainsi, tout au long de l’été et de l’automne 1999, François Massicotte peaufine ses textes, tout en étant de plus en plus impatient de remonter sur scène. Il offre quelques représentations de rodage à l’automne, en guise de prélude à sa rentrée officielle au printemps 2000. Celle-ci, qui se déroule en mars à Montréal et à Québec, rallie d’emblée tous les critiques qui déclarent : « captivant », « tour de force », « magnifiquement équilibré », «sans faille, intelligent et drôle ». Une fois de plus, François Massicotte excelle ! L’humoriste continue sa tournée au Québec avec son dernier-né, qui ne cesse de charmer partout où il le présente. Il faut dire que ce nouveau spectacle se veut irrésistible, intelligent, bien rodé et… Mordant ! Dans ce one-man-show que d’aucuns considèrent comme son meilleur, il nous propose, avec rythme et sans jamais tomber dans la facilité ou la vulgarité, une série de tableaux complètement hilarants. Ce troisième spectacle de l’humoriste traite, entre autres, des responsabilités des jeunes adultes, de civisme, de service à la clientèle, de la méthode Montignac ou du « tarla » qui sommeille en chacun de nous. En nomination à quatre reprises au Gala des Olivier, édition 2001, dans les catégories Spectacle d’humour de l’année, Auteur de l’année, Numéro d’humour de l’année et Performance scénique de l’année, François Massicotte est sans conteste l’un des plus grands de l’humour québécois !

Lise Dion… le succès d’une collaboration
Il conclut sa tournée de spectacles au Québec à l’automne 2001, à la suite d’une impressionnante série de représentations au Chapiteau Saint-Sauveur, où Mordant a été présenté tout l’été. De plus, il coécrit le nouveau spectacle de Lise Dion. Une collaboration couronnée de succès ! En mars 2002, Lise triomphe au Gala des Olivier avec pas moins de quatre trophées, dans les catégories Humoriste de l’année, Spectacle d’humour de l’année, Performance scénique de l’année et Numéro d’humour de l’année. Elle remporte également le Félix dans la catégorie Spectacle de l’année - Humour, en octobre, invitant même François à la rejoindre sur scène, afin de partager les honneurs. Marque indéniable de sa reconnaissance, Lise lui fera plus tard parvenir un Olivier et un Félix !

On mijote le 450, Chemin du Golf
En mars 2002, François Massicotte entreprend une importante phase de coécriture en compagnie, notamment, de Jean-François Pedneault. De cette séance de création naîtra la série télé 450, Chemin du Golf, dont le tournage débute à la mi-octobre, sous la direction d’André Guérard.

Testostérone
Toujours en 2002, François Massicotte propose à Télévision Quatre Saisons un talk-show hebdomadaire 100 % viril, un vrai show de gars, comme on n’en a jamais vu à la télé québécoise, fait par quatre gars (outre François, on retrouve Marc Boilard, Jean-Michel Dufaux et Mike Ward) qui assument leur masculinité sans compromis. La première de Testostérone a lieu le mercredi 28 août 2002 sur les ondes de TQS, à 21 h. Une production Sogestalt Télévision. L’émission jouit (!) rapidement d’une forte popularité. Après seulement quelques semaines, les cotes d’écoute montent en flèche et, depuis, Testostérone compte sur un public aussi large que fidèle.

Les banlieusards ont la cote !
Le 8 janvier 2003, Télévision Quatre Saisons diffuse le premier épisode de 450, Chemin du Golf, dans lequel François Massicotte tient le rôle principal, celui de François, un gars de 32 ans - amoureux de Dorianne (Sandra Dumaresq) et père d’un enfant -, un type ambitieux, qui a fondé avec deux amis sa boîte multimédia dans le but de faire fortune rapidement. Les affaires ne vont cependant pas aussi bien qu’ils l’espéraient. De plus, la naissance de l’enfant force le couple à quitter le Plateau Mont-Royal pour aller s’établir sur la rive sud de Montréal… tout près d’un terrain de golf ! TQS diffusera 13 épisodes durant l’hiver 2003, et 13 autres à l’automne de la même année. Déjà, les cotes d’écoute dépassent les pronostics les plus optimistes.

Testostérone 2003
En septembre 2003, les quatre gars de Testostérone, avec François en tête, sont de retour en force sur le réseau TQS, les mercredis à 20h30. Dans un tout nouveau décor, ils reprennent leur formule décapante, qui attire chaque semaine de plus en plus d’inconditionnels. François Massicotte y présente notamment des chroniques de sport et de bricolage.

Porte-parole de Revivre
Mentionnons également que François Massicotte est actuellement porte-parole de Revivre, l’Association québécoise de soutien aux personnes souffrant de troubles anxieux, dépressifs ou bipolaires, et fut porte-parole publicitaire, durant l’hiver 2003, dans le cadre d’une campagne de publicité de Pontiac, en compagnie de Marc Boilard.

On craque pour Massicotte.

Le public, fidèle depuis longtemps, a eu la chance de renouer de près avec ce dernier, car il présente depuis février 2005 son nouveau spectacle solo, Massicotte Craque. Il a mis la barre très haute pour la création et la réalisation de son quatrième one-man-show. Maintenant, à l’aube de la quarantaine, ses propos ont changé, mais sa vision des choses demeure tout aussi critique et mordante.

Source :
http://www.agencespectrascene.com